SOFIA, ANCIENNE STUDENT DEVENUE BOURSIÈRE À HARVARD

Magazine 877 - Septembre 2026

Sofia Lopez Cantu est une jeune mexicaine qui avait passé un an dans le Var dans le cadre du programme d’échanges de jeunes du Rotary. Elle vient d’être diplômée d’une maîtrise en éducation à Harvard, bénéficiant d’une bourse de la Fondation Rotary obtenue dans le cadre d’une subvention mondiale (Global Grant). Des Rotary clubs de six pays, dont la France, ont contribué à l’obtention de cette bourse. Portrait de cette jeune femme très reconnaissante envers le Rotary.

Image SOFIA, ANCIENNE STUDENT DEVENUE BOURSIÈRE À HARVARD

1/ Quels souvenirs conservez-vous de votre séjour en France comme étudiante d’échange ?

C’était en 2016, j’avais alors 18 ans, il y a exactement 10 ans. Le temps est vraiment passé très vite ! Être étudiante d'échange dans le district 1730, précisément près de Toulon, a été l’une des expériences qui a le plus marqué mon caractère et ma vision du monde. J’étais parrainée localement par le Rotary club La Garde qui m’a suivie tout au long de mon séjour. Tout d’abord, j’ai eu la chance de découvrir la culture française de très près, en étant accueillie par des familles locales, en découvrant leurs traditions et ces petits détails de la vie quotidienne. J’ai également eu l’occasion d’étudier au lycée du Coudon, à La Garde ; j’ai pu découvrir le système éducatif et partager le quotidien de jeunes de mon âge.

Enfin, partager cette expérience avec d’autres étudiants d’échange venus du monde entier m’a permis de découvrir leurs cultures aussi. Cette partie de l’expérience a développé en moi une vision globale et, en même temps, une compréhension profonde de ce qui nous unit en tant qu’êtres humains, au-delà de nos nationalités. Alors, cette année a ainsi contribué à forger la vision du monde et le caractère qui m’ont permis d’évoluer au fil des années et de devenir la personne que je suis aujourd’hui. 

 

2/ Avez-vous gardé des liens avec des Rotariens de France ?

Oui. Je m’efforce, dans la mesure du possible, de rester en contact avec les membres du Rotary et les amis qui ont rendu cette année si spéciale. Les réseaux sociaux nous ont beaucoup aidés à rester proches, même 10 ans plus tard. Chaque fois que je vois une publication d’un ami rotarien, que j’envoie ou reçois un message ou un « like », c’est comme une petite étreinte qui me rappelle que ces liens sont toujours là, malgré le temps et la distance.

 

3/ Depuis votre année d’échange, avez-vous participé à d’autres programmes rotariens ?

Oui. Immédiatement après mon année passée en France, j’ai commencé à participer à la gestion du « Rotary Youth Exchange » dans mon district du sud du Texas, le district 5930. Cela  m’a vraiment rendue heureuse de m’investir en retour pour ce programme et de permettre à d’autres jeunes de vivre, à leur tour, cette expérience si transformatrice.

Au cours des années suivantes, je me suis beaucoup consacrée à mes études, que j’ai poursuivies au Mexique. Mais, avant de partir aux États-Unis pour effectuer mon master, j’ai également eu l’occasion de participer aux activités du Rotaract au sein du district 4130 (région de Monterrey et de Tampico). Ainsi, le Rotary a été présent, d’une manière ou d’une autre, à différents moments importants de ma formation.

 

4/ Comment avez-vous obtenu votre bourse à Harvard auprès de la Fondation Rotary ?

Dès que j’ai appris mon admission à Harvard, j’ai dû relever le défi de réunir les fonds pour financer mes études, qui représentaient un investissement considérable. À certains moments, l’objectif semblait encore très lointain.

J’avais entendu parler des subventions mondiales (Global Grant) de la Fondation Rotary depuis mon année d’étudiante d’échange. Je me suis donc rapprochée du district 4130 au Mexique, qui a soutenu ma candidature. J’ai ensuite bénéficié de l’accompagnement du Rotary club Cambridge (ville du Massachussetts où est implantée l’université de Harvard), en tant que club d’accueil ; j’ai également pris contact avec le district français 1730, qui m’a aidée à établir des liens avec d’autres districts partenaires en Europe.

Il a ensuite fallu réunir les documents, compléter le dossier et le soumettre à l’évaluation de la Fondation Rotary, puis attendre la décision jusqu’à ce que, heureusement, la bourse soit finalement approuvée.

L’obtention de cette subvention mondiale de la Fondation Rotary a donc été le fruit d’une grande collaboration entre des personnes et des clubs de différentes régions du monde. Pour moi, ce processus a représenté bien plus qu’un moyen de financer une partie importante de mon projet éducatif. Il m’a surtout montré ce qui est possible lorsque des districts rotariens, réunis autour d’un objectif commun, décident d’investir dans l’avenir de l’éducation.

 

5/ Quelles sont vos perspectives professionnelles ?

Mon intention est de rester à Cambridge, où je poursuivrai mon développement professionnel en tant que Research & Teaching Assistant à Harvard et au MIT.

Au cours des prochaines années, ma priorité sera de continuer à approfondir mon expérience en recherche et en pédagogie, et de mettre les connaissances et les compétences que j’ai développées au service de projets éducatifs et sociaux susceptibles d’avoir un impact positif et significatif à travers le monde.

 

6/ Pensez-vous devenir Rotarienne ?

Oui, définitivement ! À la fin de l’été, j’ai prévu de rejoindre le Rotary club Cambridge.

Je serai très heureuse de rejoindre ce réseau, si précieux et si influent dans mon parcours, et de devenir une membre active de l’organisation et de ses projets. Je crois pouvoir apporter une contribution significative, tant aux initiatives locales que internationales, particulièrement dans les domaines de la jeunesse et de l’éducation.

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR CHRISTOPHE COURJON

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