Hydroélectricité: ils voient l'avenir en petit
Les petits producteurs d’énergie, exploitant des centrales aux puissances inférieures à 10 MW, défendent une électricité de proximité qui est une véritable solution d’avenir dans le cadre d’une transition énergétique réussie. TEXTE DE MICHAEL DUCOUSSO
Depuis plus de vingt ans maintenant, le secteur de l’hydroélectricité fran çais fait face à un sacré barrage : le bras de fer entre l’État et l’Union européenne. Cette dernière pousse à une libéralisation du secteur, tandis que le premier tente de préserver le modèle, plus que centenaire, des concessions et les acquis d’après-guerre, qui ont permis la construction des infrastructures grâce auxquelles la majorité de la population a pu avoir accès à la fée électricité. De cette opposition est née la proposition de loi, portée en janvier 2026 par les députés MarieNoëlle Battistel et Philippe Bolo, censée faire consensus.
Et si, pendant les débats, tous avaient le regard tourné vers EDF et les grands barrages qui font la fierté de notre patrimoine hydroélectrique, dans l’ombre de ces derniers, près de 2 400 structures de plus petite envergure, attendaient également un signe encourageant, susceptible de relancer la machine.
Petit potentiel, grands espoirs
Qu’il s’agisse de moulins, de petites turbines au fil de l’eau ou même d’infrastructures associées aux différents réseaux d’eau, la France dispose d’une pluralité d’installations de petite hydroélectricité. Cet ensemble disparate, dont la puissance ne dépasse pas 10 mégawatts (MW) et qui est même souvent inférieure à 4,5 MW, fournit tout de même 10 % de la production hydroélectrique annuelle, dans le pays. Une goutte d’eau, certes, mais qui a encore les moyens de grossir...
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