INVESTISSEZ-VOUS DANS LES RÉSEAUX SOCIAUX !

53,6 % de la population mondiale utilise les réseaux sociaux. Facebook engrange dans le monde 2,74 milliards d’utilisateurs. 33 millions de Français y consacrent en moyenne 1h49 par jour. 45% des utilisateurs de Facebook ont entre 25 et 49 ans, l’exacte tranche d’âge que les clubs Rotary souhaitent attirer en leurs rangs . Quand mener des actions au grand jour est impossible, quelle vitrine idéale pour montrer ce que nous faisons... sans pouvoir nous montrer ! Mais par où commencer quand tout ou presque est à faire dans nos clubs en ce domaine ?

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Caisses de résonance puissantes, les réseaux nous permettent d’être vus dans et hors du Rotary, de diffuser nos valeurs, de renforcer lengagement et les interactions entre Rotariens, de raconter le Rotary, de gagner en crédibilité. Le Rotary n’est pas, ne doit pas être, « hors sol ». Les réseaux sociaux officiels, que ce soient ceux du Rotary International ou de Rotary Mag, établissent des liens entre l'actualité du monde et les axes stratégiques. Utiliser les réseaux sociaux permet aux clubs d’ancrer leur vie dans celle de leur environnement immédiat et au-delà, renforce notre vision commune, celle de femmes et d’hommes engagés ensemble pour changer le monde. Être présents sur ces supports qui diffusent parfois le pire, c’est montrer le bonheur d'être Rotariens, la culture du leadership, l’efficacité du réseau, l’action comme réponse à l’adversité. Ne jetons pas l’outil dans l’océan de l’image négative que beaucoup de nous en ont. Retournons l’argument, et injectons-y massivement un flux positif et convaincant.

 

 

Par où commencer ?

 

Il y a quelques années, quand les clubs du district 1640 (Normandie) se sont lancés, tout ou presque était à faire. Il fallait déjà comprendre l’outil. Observer les pages d’organisations humanitaires semblables à la nôtre nous a beaucoup appris : il fallait par notre présence montrer ce que nous faisions pour prouver ce que nous prétendions être. Quelques messages institutionnels certes, mais surtout des actes et des preuves, par le texte et l’image.

La vérité est vite apparue : travailler les réseaux sociaux demande du temps, établir des automatismes de publications demande de la persévérance. Cela nécessite dans le club une personne dédiée, mais quel Rotary club n’a-t-il pas dans ses rangs au moins un « geek » de service ou quelqu’un prêt à tout apprendre pour jouer le rôle ?

Quels réseaux choisir ? Facebook fut pour nous primordial, outil de tête de toutes les statistiques dutilisation. Plus tard sont venus Instagram, plus visuel, plus immédiat en engagement, à la cible plus jeune, puis Linkedin, cible idéale pour laction professionnelle et la communication institutionnelle.

Quelques Rotary clubs se lancent : une page publique pour la communication externe, plus souple et réactive qu’un site internet ; un groupe privé pour la communication interne, à moins que l’on ne choisisse What’sapp ; le cas échéant, la création d’un évènement pour la grande action de l’année.

 

 

Le temps de l’apprentissage

 

La carte des clubs « connectés » s’étend, quelques réfractaires se laissent convaincre... mais vite, les difficultés apparaissent : charte graphique reléguée aux oubliettes, pages gelées, bloquées dans lespace-temps, Rotariens se « likant » eux-mêmes dans un miroir, les pages narrivant pas à décoller en abonnés au-delà du club, visuels oubliant le principe du « Rotary en action ». Passé le stade de la publication au feeling dun « community manager » de club désigné volontaire, vient la prise de conscience : publier sur les réseaux sociaux, cela sapprend. Il faut pour réussir une stratégie, la maîtrise d’un langage, la pratique du réseautage. Notre équipe, au-delà de l’enthousiasme chronophage des pionniers, a à l’évidence besoin d’un appui technique et d’une formation.

Un groupe dédié aux réseaux sociaux au sein de l’Image publique du district est constitué fin 2020, autour d’une Rotarienne expérimentée et d’une jeune responsable d’agence de communication. Une politique éditoriale est définie, à partir d’un inventaire des thèmes rédactionnels rotariens et non rotariens. Un utilitaire de gestion des réseaux sociaux (Hootsuite) est mis en place. Trois banques de données sont réalisées : textes institutionnels pré-rédigés, visuels - issus du district, du Rotary International ou de banques d’images-, hashtags (mots-dièses). Quelques semaines plus tard, un calendrier prévisionnel de parutions sur 2 ou 3 mois est mis en place. Il est depuis implémenté régulièrement, mais au bout d’un an, tous les évènements fondamentaux du calendrier rotarien, comme le Polio Day, la Convention internationale, ou les thèmes du mois, auront été recensés et n’auront plus à être définis. Enfin, une équipe "technique" assure la gestion du logiciel Hootsuite pour la mise en ligne des publications, entre lesquelles s’insèrent celles concernant les évènements occasionnels des clubs (quand ils pensent à nous les communiquer...) ou ceux du district et du Rotary International. Démarrage officiel de la nouvelle stratégie en février 2021.

Pour les clubs, des sessions de formation proposent d’aborder de façon très pratique le langage dédié : quel format de textes, de visuels, quand publier, identifier des noms, comment étendre son réseau hors du Rotary, respecter la charte graphique, accéder aux statistiques, choisir un hashtag, penser au droit à l’image...

 

 

Quel bilan ?

 

Il est encore un peu tôt pour des données statistiques significatives, ainsi définir les heures de publication optimales est encore difficile.

Toutefois, nous pouvons constater les effets positifs dune communication régulière et institutionnelle : pour Facebook, augmentation du nombre d’abonnés notamment dans notre coeur de cible (25/34 ans), création de vrais rendez-vous, augmentation des partages, des vues de page (30%), couverture moyenne de 2 200 personnes. Sur Instagram, dont la complémentarité avec Facebook est essentielle, le redémarrage est plus récent, mais l’augmentation de 13%.

Quelques points seront à améliorer, comme une veille réseaux à étoffer pour aller « liker » les publications des influenceurs normands et étendre ainsi la couverture de réseau, ou un usage plus fréquent de la sponsorisation des publications. Mais surtout, l’engagement des Rotary clubs, clé incontournable de la réussite, est encore insuffisant : il suffirait que chaque club ait deux membres assurant à tour de rôle une veille, likant et partageant les publications des autres clubs et du district, faisant remonter les informations sur les actions à venir pour qu’elles soient publiées, vérifiant la qualité des photos, pour que la notoriété du Rotary normand monte en flèche. Chiche ?

 

TEXTE DE SOPHIE ROUGHOL*

 

 

[1] Source : le Blog du Modérateur, We Are Social & Hootsuite Digital Report 2021.

 

*Membre du Rotary club Caen, coordinatrice adjointe de l’image publique du Rotary pour la zone 13 (France, Belgique, Andorre, Luxembourg, Monaco).

Coordinatrice de l’image publique du district 1640 (Normandie).

 

Contact : sroughol@icloud.com

 

 

 

Le respect de la charte graphique du Rotary

La communication doit utiliser l’emblème du Rotary suivant la charte graphique établie en 2013. Trop de clubs ne la respectent pas ou utilise l’ancienne roue du Rotary. Ces incohérences brouillent l’image du Rotary auprès des médias et du public. Pour leurs actions et manifestations, les Rotariens peuvent trouver le matériel utile sur le site www.rotarymag.org/shop

 

 

Distinguer communication externe et interne

Le message adressé à un public étranger au Rotary ne doit pas être le même que celui destiné à des Rotariens. Il est important de transmettre des informations sur l’action du club par les réseaux sociaux en dehors des cercles rotariens afin de véhiculer l’image du Rotary. Villes et associations professionnelles locales sont les destinataires à privilégier des messages partagés par les Rotary clubs.

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