La langue des signes française

Des résultats parlants

Ma passion pour la Langue des signes française (LSF) est née alors que j’étais enceinte de mon deuxième enfant. Une interrogation s’est imposée à moi, presque soudainement : « et s’il naissait sourd ? » Une question que chaque future mère peut se poser. TEXTE DE JESSICA DURIS

Image La langue des signes française
C’est ainsi que j’ai découvert la Langue des signes française. J’ai alors commencé à apprendre seule, à l’aide de DVD et de livres. Mais très vite, cet apprentissage s’est avéré difficile sans échanges, sans pratique réelle, sans immersion. À ce moment-là, j’évoluais dans le domaine de la photographie. En 2002, Mathis est né. Cette question qui m’avait tant habitée n’avait alors plus lieu d’être : il est né avec tous ses sens. La LSF s’est mise en retrait, sans pour autant disparaître complètement de mon esprit. Puis, en 2009, la Langue des signes est revenue à moi comme une évidence. Ce n’était plus une simple question ou une curiosité, mais une conviction profonde. C’est à ce moment-là que j’ai pris la décision d’aller me former.
Ma première formation a eu lieu à Tours, financée par moi-même, tout comme l’hébergement. Pendant une semaine intensive, j’ai appris, découvert, pratiqué… et surtout, adoré. Cette expérience a été un véritable déclic : j’ai alors compris que la LSF serai quelque chose de central dans ma vie, bien plus qu’un simple apprentissage.
Après cette formation, un financement Fongecif* a été demandé à mon employeur pour suivre une formation à Poitiers. Celle-ci s’est déroulée sur une période d’une semaine par mois pendant deux ans, afin d’apprendre et d’obtenir le niveau B2, acquis en 2011.
 
Un engagement qui a conduit à créer un organisme de formation
 
Aujourd’hui, je sais pourquoi être autant investie dans cette culture. Grâce aux apprentissages en bien-être, hypnose et soins énergétiques, j’ai compris que la culture sourde a encore peu accès aux pratiques de soins dites « douces » ou complémentaires.

Vous n'avez lu que 10% de cet article.

Pour lire la suite :

Dans la même rubrique

Image Urbanistes et promoteurs face aux nouveaux défis de la ville

Urbanistes et promoteurs face aux nouveaux défis de la ville

Ce contexte implique des changements profonds dans la manière de construire la ville. Il s’agit de pratiques de…

Lire

L'invité
du mois

Fabien Clouette

Fabien Clouette

« Quelle place est-on prêt à laisser aux animaux marins ? »


Pourquoi vous être spécialisé dans l’« anthropologie de l’estran », cette zone de contact entre les espèces ? J’ai commencé mes recherches anthropologiques en…
Lire l'article complet

Rechercher un club

la boutique s'abonner