La fin de vie, une réflexion pour chacun
Lorsque la fin de la vie parait inéluctable, faut-il abréger la vie ou les souffrances ? Le médecin, professionnel de santé, ne se pose pas la question : le serment d’Hippocrate qu’il a prêté en fin d’études ne l’autorise pas à donner la mort. Le rôle du médecin est de diagnostiquer des affections atteignant l’humain et de les traiter dans la mesure des moyens à sa disposition. La pharmacopée offre suffisamment de possibilités pour déconnecter un malade de la triste réalité et lui épargner les affres d’une fin de vie toujours mal vécue par lui-même et son entourage. Le malade ne demande, en général, pas que l’on mette fin à sa vie pour abréger ses souffrances ; il souhaite, au contraire et avec insistance, que l’on calme ses éventuelles douleurs et que, dans la mesure du possible, on prolonge sa vie et qu’il soit accompagné. TEXTE DU DR JACQUES DI COSTANZO
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