Le roman d'espionnage, un genre à réhabiliter

Si le roman d’espionnage est présenté tantôt comme une variante du roman policier, parfois comme un roman à caractère guerrier ou politique, ce qui n’a rien de contradictoire, il n’est guère considéré comme noble. Sans doute à tort… Texte de Jean-Marie Le Guévellou

Image Le roman d'espionnage, un genre à réhabiliter

Pourquoi lire des romans d’espionnage ? Ce genre compte nombre de chefs d’œuvre littéraires dus, entre autres exemples, au talent de Somerset Maugham ou de John Le Carré. Les auteurs de romans d’espionnage sont fort bien informés des réalités qui nous entourent et dont nous n’avons pas la moindre idée. Les exemples sont innombrables. Citons David Saint John (Edward Hunt de son vrai nom) qui a trempé dans le débarquement de la baie des Cochons (1961) et le scandale du Watergate, ou Gérard de Villiers, journaliste, et qui fut officier pendant la guerre d’Algérie. Le créateur de S.A.S. a écrit 200 ouvrages entre 1965 et 2013 qui se sont vendus à un million d’exemplaires environ chaque année. Un agent de la CIA, a dit que ses livres contiennent « beaucoup d'informations » et que l’auteur était « en contact avec tous les services de sécurité ». À preuve, Le Chemin de Damas est considéré comme prophétique : il décrit une attaque contre un centre de commandement du régime syrien et ce, un mois avant qu'une opération en tout point semblable ne tue plusieurs cadres.

Le nom de James Bond, commandant dans la Royal naval reserve, inventé par Ian Fleming, finit par signifier univers de luxe, jolies filles, belles voitures ; mais 007 avait pourtant débuté sa carrière littéraire avec un pied dans la réalité : son créateur fut assistant dans les services secrets britanniques pendant six ans et effectua un séjour dans une école d'instruction pour agents secrets. Les exploits de 007 firent rêver bien des lecteurs : ils ont été vendus à plus de 100 millions d’exemplaires. Une excellente documentation ne suffit pas : il semble qu’en matière de romans d’espionnage, souvent, la règle des « 3 S », (sadisme, sexisme, snobisme), constitue une des clés du succès...

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