MOVEMBER & LA SANTE MASCULINE

Sensibiliser aux maladies masculines

Avec Movember, le mois de novembre ne va pas sans la moustache. Derrière ce défi lancé chaque année aux hommes, se cache un combat d’envergure. Texte de Marine Couturier

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Qu'’arrive-t-il aux hommes au mois de novembre ? Alors qu’Octobre rose milite pour la lutte contre le cancer du sein et pour la recherche,chaque année, le mois suivant, nombre de ces messieurs se font pousser la moustache et l’arborent fièrement durant une trentaine de jours. Mais ceci n’est pas qu’une moustache. Loin d’une simple excentricité ou d’un effet de mode, la moustache de novembre est le symbole de ralliement autour de la Fondation Movember derrière lequel se cache un combat bien spécifique : celui d’améliorer la santé masculine. Car dans le monde, l’espérance de vie des hommes est de six ans inférieure à celle des femmes. Face à ce constat, un groupe d’amis australiens a lancé dès 2003 le mois de la moustache baptisé Movember, contraction de « Mo » (« moustache » en argot anglophone) et « November » (« novembre »). Le but : attirer l’attention pour faire parler des maladies masculines, récolter des dons et ainsi réduire l’inégalité de santé entre les sexes. Le mouvement s’est concentré d’abord sur le cancer de la prostate, le plus répandu chez les hommes, avant d’ajouter à sa lutte quelques années plus tard le cancer des testicules. Plus récemment, Movember s’est aussi engagé dans la sensibilisation aux problèmes de santé mentale et dans la prévention du suicide.

Une place pour les femmes
Après des débuts modestes, le mouvement Movember s’est étendu dans les pays anglo-saxons et a fait son arrivée en France en 2012 en lançant sa plate-forme de participation. Aujourd’hui, 20 pays participent à ce mouvement et l’année passée 320 000 Mo Bros et Mo Sistas (frères et sœurs de moustache) se sont mobilisés pour récolter 65 millions d’euros. « Les hommes sont historiquement les premiers impliqués dans Movember, mais il nous a semblé important que les femmes y aient aussi leur place. Ce sont souvent elles qui sont moteur en matière de santé auprès des hommes de leur entourage et qui les poussent à aller voir un médecin ou à parler quand quelque chose ne va pas », explique Emmanuelle Graciet, responsable de la Fondation Movember pour la France...

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