DIPLOMATIE MONDIALE: PAS DE RETRAITE POUR LA RUSSIE

Le retour en force de la Russie sur la scène internationale

La Russie veut retrouver une place prépondérante sur la scène internationale. Son président, Vladimir Poutine fait tout pour y parvenir. Mais il ne peut échapper à la recherche d’un espace commun qui relie Lisbonne à Vladivostok tant les intérêts de son pays et de l’Europe sont complémentaires. Texte de Claude Blanchemaison

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L’année 2018 a-t-elle été faste pour la Russie ? La réponse est sans doute positive pour les Russes, dans la mesure où le pays semble avoir retrouvé une place centrale sur la scène internationale, où l’élection présidentielle s’est déroulée dans de bonnes conditions. Cette appréciation doit cependant être nuancée du fait de la prolongation des sanctions occidentales décidées à la suite des évènements survenus en Ukraine en 2014, de la neutralisation des velléités du président Donald Trump de normaliser les relations des États-Unis avec la Russie, mais aussi de la manifestation d’un mécontentement populaire dû à la perte de pouvoir d’achat et au projet de réformes des retraites.

La Russie, figée dans la continuité politique

La réélection, le 18 mars 2018, de Vladimir Poutine à la présidence de la Fédération de Russie pour six nouvelles années ne constitue pas une surprise. Un électeur sur trois s’est abstenu, malgré les consignes de boycott données par Alexeï Navalny dont la commission électorale avait rejeté la candidature. Le président sortant a obtenu 76,7 % des suffrages exprimés, devançant très largement, à sa gauche, le candidat-surprise du Parti communiste Pavel Groudinine (11,7 %), connu à Moscou pour ses succès dans la production des fruits et légumes. Vladimir Jirinovski, candidat traditionnel de l’extrême droite populiste a fait un score de 5,6 %. La jeune Ksenia Sobtchak, fille de l’ancien maire libéral de Saint-Pétersbourg, premier mentor politique de Poutine, a pris rendez-vous pour l’avenir avec le score symbolique de 1,7 %, devançant les autres candidats libéraux plus classiques, Gregori Iavlinski (1 %) et Boris Titov (moins de 1 %).
Le débat est d’ores et déjà ouvert pour savoir si Poutine se représentera en 2024, à 71 ans, ce qui nécessiterait une révision constitutionnelle, ou s’il mettra en selle un successeur potentiel quelque temps auparavant, comme cela lui est arrivé en 1999. Les spéculations vont bon train dans son entourage pour tenter d’imaginer le profil du ou des premiers ministres qu’il nommera d’ici-là. Le premier choix a été celui de la continuité, en reconduisant Dimitri Medvedev à son poste...

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