Si le soin est un art, l'art est aussi un soin

L’art et la santé vivent depuis quelque temps de nouvelles noces. Témoin de l’élargissement du rôle du musée dans la cité, ce rapprochement oblige les institutions à repenser la notion de bien-être. TEXTE DE SARAH HUGOUNENQ

Image Si le soin est un art, l'art est aussi un soin
Donnez votre sang aux Abattoirs. Le musée d’Art contemporain de Toulouse ne manquait pas d’humour quand, au cœur du confinement, il lançait avec les musées des Beaux-Arts de Dijon, » Strasbourg, Lille, Colmar et Orléans un mouvement appelé à un brillant avenir : donner son sang dans les salles d’un musée. Le pari est gagnant-gagnant : chercher l’exceptionnel pour recruter de nouveaux donneurs, attirer de nouveaux visiteurs parmi les donneurs réguliers. Au-delà des bénéfices immédiats pour les soignants et donneurs ravis par l’environnement artistique, le musée signe ici sa prise de conscience sur le besoin d’endosser un autre rôle.


Visites en petites foulées pour les cardiaques


Le principe de base est simple : la complexité des maladies mentales, du cancer et des pathologies cardiaques nécessite une approche globale et intégrée à l’environnement social, culturel et économique que permet le musée. Et le premier à l’avoir compris est le musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM), au Canada.« Le but est de penser le musée comme une plate-forme qui puisse être utilisée par des experts[de la médecine, NDLR]et qui ouvre nos salles à un nouveau public qu’on ne pourrait toucher autrement », expliquait Thomas Bastien, directeur du département « Éducation et mieux-être » du musée au moment de son lancement en 2015. Depuis, l’institution canadienne propose des visites peu banales et uniques...
 

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