Développer son intelligence, c'est possible !

Notre cerveau, ce n’est pas nous. Il ne nous dit pas tout. Inconscient, biaisé, influençable, il fait de nombreuses erreurs et prend souvent de mauvaises décisions. Il ne faut pas croire tout ce que nous pensons. C’est la conclusion de nombreux chercheurs en neurosciences dont plusieurs ont obtenu le prix Nobel, non pas de médecine, mais d’économie ! TEXTE DE PATRICK GEORGES

Image Développer son intelligence, c'est possible !

Les mécanismes du cerveau, davantage connus, nous permettent de mieux fonctionner dans la vie quotidienne, mais aussi au travail ou en entreprise. Ces travaux ont permis d’élaborer de nouveaux modèles de l’intelligence humaine, plus opérationnels, plus prédictifs de nos décisions et comportements, notamment le modèle SIM développé par notre équipe. D’après ce modèle, nous penserions en trois niveaux de qualité de traitement de l’information : un niveau de basse qualité, animalier, très rapide, mais souvent erroné ; un niveau de qualité variable, dépendant des autres et des circonstances ; enfin, un niveau haut, de très bonne qualité, mais fort lent. Inconsciemment, nous donnerions la priorité aux niveaux bas, plus économes, sécurisants et conformistes. Quel que soit le niveau auquel nous pensons, nos pensées s’élaborent en deux phases de chacune trois étapes. Prise de décision par fixation des objectifs, allocation des ressources et activation des savoirs ; puis comportement par éveil, interprétation de la situation et action.
Pour augmenter notre intelligence, pour chacun des six systèmes, il faut favoriser le niveau haut de qualité, maîtriser le niveau variable et résister au niveau
bas. Pour progresser dans nos vies, nous pourrions utiliser un plan en six étapes.


Étape 1 : se fixer des objectifs personnels. Dans notre cerveau, le système 1, dit de guidage, peut nous fournir en l’un ou l’autre des trois types d’objectifs. Ils sont de bénéfices croissants pour nous : objectifs immédiats, objectifs conformistes ou objectifs personnels.
Par défaut, le cerveau nous guide vers les deux premiers, les moins bénéfiques pour nous.
Inconsciemment, il nous oriente vers des objectifs de moindre effort, immédiats, de plaisir ou alors vers les objectifs conformistes proposés par les autres. Au lieu de cela, pour qu’il nous oriente plutôt vers nos propres objectifs, nos propres intérêts, il faut un peu le forcer.
Nous pourrions d’abord nous poser deux questions. Que voulons-nous qu’il soit noté sur notre tombe ? Comment voulons-nous que se déroule notre journée idéale dans trois ans ? Plus la vision de ce que nous voulons est précise et concrète, plus elle attire notre cerveau. Nous pourrions ensuite décider des six chiffres qui doivent piloter notre vie, équilibrés entre nos objectifs et ceux des autres. Le cerveau se dirige plus volontiers vers ce qui est mesurable, factuel.
Nous pourrions enfin résister aux objectifs à trop court terme, de récompense moindre, en décidant de nous offrir une plus grande récompense chaque
fin de semaine si nous avons atteint trois ou quatre de nos objectifs quotidiens...
 

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