Pendant la crise sanitaire, le défi de l'expatriation

La crise sanitaire a bouleversé de nombreux équilibres. Pour certains, elle a suscité l’envie de démarrer de nouveaux projets, loin des frontières hexagonales. Plusieurs mois après le début de leur nouvelle vie, ceux qui se sont expatriés en pleine épidémie de Covid tirent le bilan de leur expérience. TEXTE DE MARINE COUTURIER

Image Pendant la crise sanitaire, le défi de l'expatriation

Un coup d’arrêt et un nouveau départ : pour Marie, la crise sanitaire a été vectrice de changement. Arrivée à Nantes depuis ses Landes natales fin 2019, la moni- trice d’auto-école a vu la pandémie enrayer ses différents projets : celui de changer de métier et de s’ancrer dans une nouvelle ville à la vie culturelle plus stimulante que ce qu’elle connaissait jusqu’alors. « Les deux premiers confinements m’ont laissé le temps de réfléchir à ce que je voulais vraiment. J’avais des formations en tête ou l’idée de me lancer à mon compte, mais cela s’est finalement révélé compliqué et risqué dans la période que l’on traversait. » La lumière est finalement venue un dimanche matin de mars 2021, lorsqu’elle voit sur Facebook une annonce pour un poste de monitrice d’auto-école à Tahiti. « L’ambiance en métropole me pesait car tout était incertain, les bars et les restaurants étaient fermés depuis un moment, c’était morose. La Polynésie française n’a jamais été un rêve pour moi, mais je me suis dit “pourquoi pas ?”. J’y ai vu l’occasion de découvrir une nouvelle culture et une nouvelle façon de vivre, et j’ai senti que c’était le moment. » La quarantenaire envoie sa candidature et, une semaine plus tard, décroche un CDD de six mois dans ce bout de France au milieu du Pacifique. À son arrivée sur place, le soulagement est total, ses angoisses envolées. « Les restrictions face à la Covid-19 étaient à ce moment-là beaucoup moins fortes qu’en métropole. J’ai découvert une destination différente de ce qu’on nous présente sur les brochures touristiques, mais tout aussi merveil- leuse, et je me suis vite acclimatée. »


Une expatriation plus difficile mais salvatrice

Comme Marie, certains ont profité de la crise sanitaire pour partir à la découverte de nouveaux horizons, que cela soit pour s’y installer ou profiter de quelques mois de répit. Dans un moment où les frontières internationales s’ouvraient et se refermaient au gré de l’évolution de l’épidémie, et où les restrictions mises en place par chaque pays (quarantaine, confinement, limitation des déplacements, etc.) suivaient la même tendance, l’expatriation n’était pourtant pas des plus faciles...

 

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