Ludovic Grosjean veut sauver les océans

26/12/2018 - Lauréat 2018 Rotary jeunes innovateurs

Porteur des valeurs du Rotary, il est membre du Rotaract de Melbourne. Lorsque vous lui demandez le sens de son engagement, il vous répond, en montrant ses palmes, qu’il déteste nager en eaux troubles !

Image Ludovic Grosjean veut sauver les océans

Ludovic fait partie de ces exceptionnelles personnalités qui savent donner rendez-vous à leur destin. Après une partie de ses études en France, il décide de se rendre en Nouvelle Zélande, y effectue quelques missions et puis, à l‘heure de la fin du séjour, il décide de se rendre en Australie, lieu de sa première destination envisagée, sans obtention de visa. Et là, sa deuxième tentative est la bonne ! Tellement bonne, qu’il va y parfaire son parcours de formation. Après ses diplômes en robotiques, comme en physiques, il obtient le titre d’ingénieur, inscrit sur la liste nationale des experts pour les télécommunications, l’ingénierie électronique. Mais sa passion et ses centres d’intérêts restent tournés vers l’environnement et le développement durable. Avec sa société, Ocean CleanX, il va donner corps à ce qui est sa passion, mais aussi son engagement quotidien au service de la planète. Par son implication, il intègre plusieurs instances officielles en Australie, dont the Australian Autonomous Unmanned System Association (AAUS), ainsi que de Head of International Relations, qui regroupe plus de 8000 ingénieurs. Il est également le président de l’Institute of Engineering and Technology Victoria, dans la section dédiée aux jeunes professionnels.

ENTRETIEN AVEC LUDOVIC GROSJEAN


Comment avez-vous reçu la nouvelle de votre nomination ?


J’ai été extrêmement surpris, car je ne m‘attendais pas à être sélectionné. Je suis en effet engagé dans un projet qui est autant au service de la collectivité, mais qui représente aussi ma réalisation professionnelle. La valeur de sens de mon engagement pouvait très bien passer inaperçue.

 

Comment définiriez-vous justement votre engagement ?


A 29 ans, je suis ingénieur agréé en Australie et j’ai accumulé 12 années d’expertise océanique au cours de nombreux projets. J’ai essayé de concevoir des technologies innovantes appliquées à la surveillance de la pollution de l'environnement. OceanX Group, ma société de technologie de pointe, développe de nouveaux moyens permettant de surveiller et d'éliminer la pollution de l'eau sur nos voies navigables. Elle représente bien sûr une innovation. Je suis président de Melbourne City Rotaract, ainsi que d’une association qui s’implique dans les projets de préservation de l’environnement (PURE). L'un de mes principaux objectifs est de renforcer la collaboration entre organisations professionnelles et bénévoles, afin d'atteindre un objectif commun : sauver nos océans.


Je souhaite être un partisan des valeurs du Rotary. J’essaye de proposer une approche novatrice en matière d’eau salubre et de progrès en matière d’assainissement et d’hygiène. En tant que dirigeant du Rotary et éducateur communautaire, je dois m’efforcer d’être un exemple et proposer une différence d’approche à long terme pour l'humanité. Un projet personnel doit dépasser un enjeu personnel.


Comment pensez-vous faire preuve d'innovation dans votre service humanitaire ?


J’essaye de cibler une combinaison d’actions innovantes, en déterminant des niveaux différents de problèmes. Pour la sensibilisation, j’organise des conférences clés et des interventions en public afin d'informer sur le problème de la pollution de l'eau, de lever des fonds ou attirer des volontaires.
Les problématiques de dépollution appellent que soit connue la nature précise des problèmes, afin de produire un impact immédiat et susciter l’intérêt de la communauté des jeunes, y compris dans des actions concrètes (nettoyage de rivières, activités diverses visant la dépollution dans la rivière). Il est essentiel de développer des technologies innovantes pour la surveillance de la pollution en temps réel et l’automatisation de son élimination à l'aide de l'intelligence artificielle et de l'internet des objets. Pour m'inspirer, j’essaye d’interviewer des innovateurs océaniques du monde entier au moyen de podcasts et d'entretiens vidéo, pour inciter les Millennials à devenir la prochaine génération d'entrepreneurs océaniques.

Quels conseils de conduite donner aux jeunes générations, comme aux moins jeunes ?


Des axes majeurs doivent servir de référence dans la vie de tous les jours. Il nous faut partager une réelle prise de conscience. C’est la donnée de départ. Ensuite, il s’agit de valoriser les collaborations, l’innovation, et la volonté d’avoir un impact. Et finalement, la notion de développement durable prend ainsi son sens.

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