CODIFAM, FORUM DES GOUVERNEURS FRANCOPHONES

Si la fonction de gouverneur de district dure un an, le titulaire prépare son mandat deux ans à l’avance, puis est invité comme ancien gouverneur à participer à des travaux pour faire évoluer le Rotary. Une amicale rassemble dans ces objectifs toutes les promotions de gouverneurs au sein de la francophonie, sous l’acronyme CODIFAM.

Image CODIFAM, FORUM DES GOUVERNEURS FRANCOPHONES

Association de gouverneurs, qu’ils soient en exercice, anciens ou futurs, le CODIFAM est une spécificité dans le monde rotarien de part son internationalité et l’ensemble des promotions qui sont représentées. Une amicale où les anciens apportent leur expérience et expertise aux nouveaux, tout en restant au fait des évolutions auxquelles ils contribuent.

 

 

Un lieu d’information

 

La formation des futurs gouverneurs est entreprise par le Rotary International qui convie les promotions de gouverneurs-élus à assister à des séminaires, au niveau des zones lors d’un « institute » régional, et surtout à l’assemblée internationale aux États-Unis où sont rassemblés pendant une semaine les 530 gouverneurs-élus du monde. Comme l’explique l’actuel président du CODIFAM, Pierre Jachez*, « le Rotary International fournit aux gouverneurs-élus les bases de leurs fonctions conformément au Manuel de procédure, alors que notre amicale apporte les conseils pour une mise en œuvre optimale de leur année. C’est une touche plus pragmatique, un savoir-faire vécu par leurs prédécesseurs qui sont proposés aux gouverneurs-nommés et élus. » Parmi les nombreux conseils prodigués figurent l’organisation des visites de clubs, la préparation de la conférence de district ou celle des budgets. Cette distinction entre formation et information est importante dans la mesure où le CODIFAM n’est pas reconnu officiellement par le Rotary International, même si son rôle est apprécié et permet aux futurs gouverneurs d’être mieux préparés à leurs fonctions.

 

 

Un cercle de réflexion et de proposition

 

« Le CODIFAM est le seul endroit où se réunissent les associations multidistricts » souligne Pierre Jachez, détaillant les rencontres des responsables des Comités interpays, du Centre rotarien de la jeunesse (CRJ), des actions nationales telles que « Espoir en tête » ou le Prix de la promotion de l’éthique professionnelle, la dictée du Rotary. Les réunions constituent une plateforme d’échanges entre toutes les générations de gouverneurs, véritable force de propositions pour un Rotary mieux adapté aux temps présents et à venir. Les discussions permettent aussi de préparer les futurs conseils de législation - le « parlement du Rotary » - où des propositions d’amendements aux statuts du Rotary International sont établies par l’ensemble des clubs. Ces propositions peuvent aussi bien concerner l’assiduité ou la qualification des Rotariens, que de nouvelles formules de clubs ou de programmes d’action. Parmi les sujets de réflexion sont actuellement évoqués des souhaits de districts à taille plus humaine, mieux adaptés aux spécificités culturelles ou nationales, avec un organigramme plus restreint.

 

Les réflexions concernant le prochain conseil de législation sont d’autant les bienvenues que les délégués des districts sont obligatoirement d’anciens gouverneurs, très souvent membres du CODIFAM. 

 

Micheline Decorps** qui présidera le CODIFAM au 1er juillet prochain pour deux ans, compte amplifier les occasions de réflexion « afin que chacun trouve l’espace de dialogue, d’échange et de création d’événements, notamment au cours d’ateliers en visioconférence. Les conférences sur l’avenir du Rotary vont se développer, notre association aura davantage une activité en continu. » Elle travaille sur l’utilisation de réseaux sociaux au sein du CODIFAM afin de compléter l’actuel site internet et susciter une participation constante.

 

 

Un défenseur de la langue française au sein des instances rotariennes

 

Promouvoir le français au sein du Rotary est l’une des vocations de cette amicale qui accueille chaque année de nouveaux membres africains, wallons ou romands venus rejoindre leurs amis français. « Le CODIFAM a demandé à Roger Lhors, administrateur du Rotary International, d’intervenir pour que le français demeure l’une des langues officielles du Rotary » commente Pierre Jachez. Ce dernier estime que la baisse des effectifs en France, même compensée par la bonne santé du Rotary en Afrique francophone, pourrait entraîner la suppression du français lors de l’assemblée internationale, voire des conventions du Rotary International.

Plus que jamais, le CODIFAM apparaît comme une réalité francophone porteuse de projets dans la diversité des cultures.

 

 

*Pierre Jachez est membre du Rotary club Strasbourg Droits de l’Homme, gouverneur 2017-2018 du district 1680, président 2020-2022 du CODIFAM et responsable national du concours de la Promotion de l’éthique professionnelle.

 

**Micheline Decorps est membre du Rotary club Clermont-Ferrand Blaise Pascal, gouverneure 2011-2012 du district 1740, présidente 2022-2024 du CODIFAM.

 

 

Contact : jachezpierre@gmail.com

 

 

CODIFAM et coordinateurs du RI : deux ressources distinctes

 

L’équipe des coordinateurs de zone (Fondation Rotary, effectifs, image publique, End polio now, conseiller Fonds de dotation et dons majeurs) est placée sous l’autorité de l’administrateur du Rotary International, actuellement Roger Lhors qui cédera son siège le 1er juillet 2022 à Ezio Lanteri, de nationalité italienne. Indépendamment de ces ressources officielles du Rotary International, le CODIFAM est une amicale qui propose ses services à tout gouverneur. Il n’y a pas de travaux communs, mais des contacts sont entretenus entre les deux entités.

 

 

 

Un rayonnement qui dépasse l’acronyme

 

CODIFAM  : Comité consultatif des gouverneurs des districts de France, d’Andorre et de Monaco.

Cet acronyme date de 1967.Depuis, tout gouverneur du monde francophone peut être membre de cette association.

 

 

 

TEXTE DE CHRISTOPHE COURJON